La Fondation Dosne

La fondation Dosne

Des valeurs de solidarité et de respect

La Fondation Dosne est une association à but non lucratif (loi 1901) reconnue d’utilité publique. La fondation a été créé en 1906, financée grâce au legs de sa bienfaitrice Félicie Dosne (1823-1906).

DEPUIS 1906

Mission

Depuis 1906, la Fondation Dosne mène une mission de générosité en administrant et gérant la Retraite Dosne. Elle veille à sa pérennité financière et adapte ses statuts en fonction de l’évolution de la société. Elle décide et met en œuvre les travaux de rénovation et d’agrandissement de la résidence. Elle dirige l’organisation de la maison de retraite.

À l’origine, Félicie Dosne avait la volonté de créer une maison destinée à accueillir des dames, filles ou veuves de militaires ou de hauts fonctionnaires, avec une attention particulière pour celles ayant subi des revers de fortune. Son objectif était d’offrir à ces dames un foyer digne, hospitalier, confortable, élégant et protecteur pour leur permettre de vivre paisiblement leur grand âge.

La Retraite Dosne est un modèle pionnier dans la nouvelle définition de ce qui est appelé aujourd’hui une «Résidence autonomie». Pendant plus de cent ans d’existence, la fondation a procédé à différents ajustements de ses statuts. Ainsi la Retraite Dosne, sous l’impulsion de ses Présidents successifs, s’est sans cesse modernisée, professionnalisée, agrandit, adaptée à la société et à ses évolutions, ouverte aux hommes et à d’autres personnes que celles issues d’un milieu militaire. Aujourd’hui, la résidence Dosne est une résidence autonomie moderne et mixte, ouverte vers l’extérieur.

Le conseil d’administration

Il est composé de 9 administrat.rices.eurs.

Président : Monsieur Vincent Bazin

Vice-Président : Monsieur Xavier Gorge

Trésorier : Monsieur Bernard Scheidecker

Membres du conseil d’administration : Mesdames Isabelle Commergnat et Laure Guinet. Messieurs Jean Calmon, Pierre Gaboriau, Olivier Hoebanx et Pierre Wolff (Commissaire du gouvernement). Monsieur Bernard Vergne intervient auprès du Conseil en tant que conseiller.

Directrice de la Fondation :

Mme Emmanuelle Planté

La fondatrice

Extraits du livre « Histoire de la Retraite Dosne – L’œuvre de Melle Félicie Dosne

Après la mort de sa sœur, en 1880, Félicie ne s’isole pas complètement et sait s’entourer de de ses amis de toujours comme François-Auguste Mignet et Barthélemy Saint-Hilaire mais aussi de nouveaux venus que l’on peut croiser dans son salon, M. Doniol, le général Billot, M. Georges Picot, M. le Dr Évariste Michel, M. Robert Calmon-Maison, M. Bardoux… Certains d’entre eux deviendront ses exécuteurs testamentaires et les premiers administrateurs de la Retraite Dosne. Mais le plus vieil ami de Félicie, Mignet, disparaît quatre ans plus tard, le 24 mars 1884, et emporte avec lui la mémoire de la famille.

À la fin de sa vie, Mlle Dosne se sent seule dans l’hôtel de la place Saint-Georges qui lui paraît bien vide, trop grand : « […] elle restait confinée dans les appartements donnant sur le jardin, en compagnie de miss Emma Hallworth, fidèle compagne depuis de nombreuses années ou M. Aude. Ces appartements où elle avait passé le meilleur de sa vie lui paraissaient sombres et augmentaient sa tristesse […]. Elle ne pouvait plus rester dans cette maison où elle avait été si heureuse, et où maintenant la solitude lui pesait. »

Elle décide alors de construire sur des terres lui appartenant à Passy, tout près de la Fondation Thiers, un hôtel dont l’architecture sobre lui rappellera sa demeure de style palladien place Saint-Georges. Il serait niché dans un somptueux jardin, un parc qui allait faire les délices de Félicie. Planté de nombreux arbres, entre lesquels serpentent des allées, il comprend un potager, une roseraie et des serres chauffées près de la loge du concierge.

L’hôtel s’élève sur une cave et un sous-sol, il comprend deux étages, couvert d’un toit en zinc percé d’imposantes lucarnes. L’hôtel est conçu sur le modèle parisien traditionnel entre cour et jardin. Quelques degrés donnent accès à la porte d’entrée, le perron est protégé par une marquise. Le corps de logis central se prolonge par deux pavillons en avancée sur la cour. Sur le côté, une véranda est bordée d’arbres et de fleurs. L’ensemble du décor est sobre et d’esprit néo-classique :  les fenêtres du rez-de-chaussée sont décorées de frontons, du côté jardin. La façade est cependant ornée de frises de guirlandes au-dessus des portes-fenêtres, des éléments propres au style Louis XVI.

Le vestibule s’ouvre sur un grand escalier ; le rez-de- chaussée se compose d’une enfilade de pièces : la salle à manger qui donne sur une véranda, un petit salon décoré du buste de Mme Thiers en marbre bleu et de tableaux d’écoles diverses, espagnole ou hollandaise dont une peinture attribuée à Gérard Dou. Le grand salon avec vue sur le jardin est très richement décoré : un tapis de la savonnerie, des objets décoratifs chinois, japonais dont des laques, au mur, le portrait de M. et Mme Thiers par Bonnat. Le sous-sol comprend la cuisine, l’office, le garde-manger, des caves pour entreposer le bois, le charbon, le vin, les équipements de chauffage. L’escalier conduit au premier étage où Mlle Dosne possède sa chambre. Elle fait aménager un ascenseur pour lui en faciliter l’accès, cette commodité est un luxe dont peu de demeures privées disposent à cette époque.

Mlle Dosne s’y installe définitivement en juillet 1900 et fait venir des meubles de la place Saint-Georges, en particulier le grand portrait de Madame Thiers. C’est alors qu’elle donne à la Bibliothèque nationale les papiers de Thiers qu’elle a conservés jusqu’alors.

Commence alors pour Félicie, dans sa nouvelle demeure de la rue Bugeaud, une vie reti